
Chez Future Agency, le design systémique n’est pas un concept théorique de plus. C’est une méthodologie structurante, profondément ancrée dans notre manière d’accompagner les organisations face à des enjeux complexes, humains et écologiques.
Cette approche est notamment portée par Léa Scher, co-fondatrice de Future Agency, qui a eu la chance de se former directement auprès de Martin Serralta, l’un des grands passeurs contemporains de la pensée systémique, cybernétique et régénérative appliquée aux organisations.
Une formation exigeante, nourrie de philosophie des sciences, de pensée écologique et de pratiques d’intelligence collective, qui irrigue aujourd’hui l’ensemble de nos missions.
Mais qu’est-ce que le design systémique exactement ? Et en quoi cette méthodologie change-t-elle radicalement notre manière de comprendre et de transformer les organisations ?
- Pourquoi le design systémique est devenu indispensable ?
- Qu’est-ce qu’un système (au sens systémique) ?
- Les grands principes du design systémique
- Les racines intellectuelles du design systémique
- Changer de regard avant de chercher des solutions
- Le design systémique appliqué aux organisations
- Vers des organisations plus vivantes et régénératives
- Une boussole pour naviguer dans la complexité
Pourquoi le design systémique est devenu indispensable ?
Pendant plus de trois siècles, nos modèles de pensée ont été dominés par une vision cartésienne et réductionniste du monde : découper la réalité en parties, identifier une cause, appliquer une solution, contrôler le résultat.
Or, cette approche montre aujourd’hui ses limites. Les organisations font face à des problématiques complexes, imbriquées, mouvantes : perte de sens, résistances au changement, tensions humaines, injonctions contradictoires, crises écologiques.
Le design systémique propose un changement de paradigme fondamental : cesser de traiter des problèmes isolés pour comprendre les systèmes dans lesquels ils émergent.
Qu’est-ce qu’un système (au sens systémique) ?
Dans l’approche de Martin Serralta, un système se définit comme :
- un ensemble d’agents hétérogènes (humains, règles, objets, récits…),
- en interaction permanente,
- délimité par une membrane (frontière),
- inscrit dans un supra-système plus large,
- animé par un élan vital propre (sa finalité).
Une entreprise, une équipe, un territoire, une famille : tous sont des systèmes vivants, et non des machines.
Conséquence majeure 👉 on ne peut pas expliquer leurs comportements par une causalité linéaire simple.
Les grands principes du design systémique
1. Les boucles de rétroaction (feedback)
Issu de la cybernétique, le feedback explique que les effets d’une action reviennent influencer leur propre cause.
Dans un système, l’effet agit sur la cause autant que la cause agit sur l’effet.
C’est pourquoi certaines décisions, pourtant rationnelles, aggravent parfois les situations qu’elles cherchent à résoudre.
2. L’homéostasie : la résistance naturelle au changement
Tout système vivant tend à maintenir son équilibre.
Ainsi, la résistance au changement n’est pas un dysfonctionnement humain, mais une propriété structurelle du système.
Vouloir « forcer » le changement sans comprendre cette logique conduit presque toujours à un retour à l’état initial.
3. L’émergence
Un système peut produire des comportements, des dynamiques ou des solutions impossibles à prédire à partir de ses seules parties.
C’est ce qu’on appelle l’émergence.
Autrement dit, le tout est à la fois plus et moins que la somme des parties.
Les racines intellectuelles du design systémique

Le design systémique s’inscrit dans une filiation intellectuelle riche et transdisciplinaire :
- Edgar Morin et la pensée complexe
- Humberto Maturana et Francisco Varela avec la théorie de l’autopoïèse
- Donella Meadows et la pensée systémique écologique
- Les apports de l’École de Palo Alto sur la communication et les interactions
- Les travaux contemporains sur la pensée régénérative, le biomimétisme et la permaculture
Ces influences convergent vers une même idée : les systèmes vivants ne se pilotent pas, ils se cultivent.
Changer de regard avant de chercher des solutions

L’un des apports majeurs de la méthodologie enseignée par Martin Serralta est ce principe clé :
« Le problème réel est souvent la solution déjà mise en œuvre. »
Le design systémique invite donc à :
- questionner les représentations du monde,
- identifier les tentatives de solutions répétées,
- repérer les injonctions invisibles (« nous devons… », « nous ne pouvons pas… »),
- élargir le champ d’observation avant toute action.
Ce déplacement du regard est souvent le véritable levier de transformation.
Le design systémique appliqué aux organisations

Dans la pratique, le design systémique permet de :
- considérer l’organisation comme un écosystème vivant,
- révéler son élan vital (ce qui la met réellement en mouvement),
- travailler avec les tensions plutôt que contre elles,
- activer l’intelligence collective sans la lisser,
- concevoir des trajectoires de transformation adaptatives, plutôt que des plans rigides.
On ne cherche pas une solution parfaite, mais des petits pas systémiques capables de faire évoluer l’ensemble.
Vers des organisations plus vivantes et régénératives
Le design systémique ouvre la voie à une nouvelle ambition :
👉 passer de la performance à court terme à une performance durable, humaine et écologique.
Il ne s’agit plus seulement de résoudre des problèmes, mais de :
- renforcer la capacité d’apprentissage,
- nourrir les relations,
- restaurer le sens,
- permettre aux individus et aux collectifs de se développer ensemble.
Une boussole pour naviguer dans la complexité
À l’heure où les organisations évoluent dans des environnements incertains, le design systémique apparaît comme une boussole précieuse. Il ne promet ni contrôle total, ni recettes miracles, mais une capacité accrue à comprendre, relier et transformer.
Chez Future Agency, cette méthodologie, nourrie par la formation de Léa Scher auprès de Martin Serralta, irrigue nos accompagnements stratégiques, nos Learning Expeditions et nos dispositifs d’intelligence collective.
Parce que face à la complexité du monde, changer les solutions ne suffit plus : il faut changer notre manière de regarder.
C’est ce qu’on fait chez Future Agency. Et c’est ce qu’on a fait ici.
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Article rédigé à partir des supports et notes de formation de Martin Serralta


