
Pourquoi l’ADEME lance un club pour accélérer le mouvement ?
Face à l’urgence climatique, à l’épuisement des ressources et aux tensions sociales croissantes, une question traverse aujourd’hui toutes les organisations : comment continuer à créer de la valeur sans continuer à extraire, produire et consommer toujours plus ?
Depuis plus d’une décennie, un modèle économique alternatif progresse en France : l’économie de la fonctionnalité et de la coopération (EFC). Encore méconnue du grand public, elle est pourtant identifiée par l’ADEME comme un pilier stratégique de l’économie circulaire et un levier majeur de transition écologique et sociale .
Aujourd’hui, une nouvelle étape s’ouvre : la structuration d’un club dédié à l’économie de la fonctionnalité, accompagné par Future Agency aux côtés de l’ADEME, pour accélérer la diffusion, le passage à l’échelle et la coopération entre acteurs engagés.
Mais avant de comprendre l’intérêt d’un tel club, revenons à la question centrale.
- Qu’est-ce que l’économie de la fonctionnalité ?
- Des exemples concrets d’économie de la fonctionnalité
- Pourquoi l’ADEME soutient massivement l’EFC
- Le défi : passer à l’échelle
- Pourquoi un club EFC aujourd’hui ?
- Le rôle de Future Agency : accélérateur de déclics et de coopération
- Un club pour quoi faire concrètement ?
- Une transformation qui dépasse l’entreprise
- Pourquoi c’est stratégique aujourd’hui
- Conclusion : un mouvement à structurer
- FAQ – Le futur de la formation (SEO)
Qu’est-ce que l’économie de la fonctionnalité ?
Sortir du modèle du volume
L’économie de la fonctionnalité et de la coopération (EFC) propose une rupture fondamentale :
passer d’une logique de vente de produits à une logique de vente d’usage et de performance.
Autrement dit : ne plus vendre un bien, mais vendre la solution qu’il rend possible.
Selon la définition présentée par l’ADEME dans son Panorama 2019-2023 , l’EFC vise à transformer progressivement les modèles économiques pour :
- Répondre aux besoins réels des usagers
- Limiter la production de biens matériels
- Intégrer pleinement les enjeux environnementaux et sociaux
- Redéfinir ce qui a de la valeur
Il ne s’agit pas d’un simple modèle locatif.
Il s’agit d’un changement de paradigme.
Dans le modèle traditionnel, la croissance dépend du volume vendu.
Dans l’EFC, la performance dépend de la qualité d’usage, de la durabilité et de la coopération.
Une transformation globale du modèle économique
L’EFC ne touche pas seulement l’offre commerciale. Elle interroge l’ensemble du modèle :
- Proposition de valeur
- Organisation du travail
- Mode de gouvernance
- Mode de contractualisation
- Répartition de la valeur
- Relation client
- Coopération territoriale
La “roue du modèle économique” présentée dans le rapport ADEME montre bien que l’EFC agit à plusieurs niveaux simultanément.
C’est ce qui en fait à la fois sa richesse… et sa complexité.
Des exemples concrets d’économie de la fonctionnalité
L’EFC est parfois traduite à l’international par les notions de Product-Service System ou Product as a Service. Elle se déploie déjà dans plusieurs secteurs.
Michelin : vendre des kilomètres, pas des pneus
Michelin est l’un des exemples les plus connus.
Plutôt que vendre des pneus aux transporteurs, l’entreprise vend des kilomètres parcourus en toute sécurité.
Résultat :
- Intérêt à produire des pneus plus durables
- Optimisation de la maintenance
- Réduction de la consommation de matière
- Meilleure performance environnementale
Le modèle incite à la sobriété plutôt qu’au remplacement.
Xerox : facturer la performance d’impression
Xerox ne vend plus des photocopieurs, mais un service d’impression.
L’entreprise conserve la propriété des machines, assure la maintenance, optimise les consommables et récupère les équipements en fin de vie.
Elle a donc intérêt à :
- Prolonger la durée d’usage
- Réduire la consommation de ressources
- Améliorer la réparabilité
Mobilité partagée, éclairage à la performance, bâtiment serviciel
L’EFC s’incarne aussi dans :
- L’autopartage
- Les offres d’éclairage facturées à la performance énergétique
- Les contrats de performance énergétique dans le bâtiment
- Les modèles de mutualisation d’équipements industriels
Mais l’EFC va plus loin que la simple location.Elle suppose une coopération entre acteurs, souvent à l’échelle territoriale.
Pourquoi l’ADEME soutient massivement l’EFC
Depuis 2013, l’ADEME joue un rôle structurant dans le développement de l’économie de la fonctionnalité en France .
Entre 2019 et 2023 :
- 119 opérations financées (contre 40 sur la période précédente)
- 369 bénéficiaires accompagnés
- Plus de 10,5 millions d’euros mobilisés par les financeurs
L’ADEME représente 44 % des financements cumulés. Ces chiffres traduisent une accélération nette.
Une feuille de route structurée
La stratégie ADEME repose sur quatre volets :
Renforcer la communication et la formation
- Accompagner les entreprises et changer d’échelle
- Déployer les dynamiques territoriales
- Favoriser la coopération intra et inter-réseaux
- Renforcer la communication et la formation
L’agence ne se contente pas de financer. Elle :
- Anime des réseaux
- Soutient des structures régionales
- Déploie des programmes spécifiques
- Lance des études d’évaluation environnementale et sociale
L’ambition est claire : faire passer l’EFC du stade expérimental au stade systémique.
Le défi : passer à l’échelle
Malgré la dynamique positive, plusieurs freins subsistent :
- Manque de visibilité du modèle
- Complexité de transformation interne
- Difficultés de financement
- Règles de commande publique inadaptées
- Résistances culturelles
L’ADEME identifie également un besoin crucial : structurer les relais, renforcer la coopération et multiplier les ambassadeurs.
C’est précisément dans cette perspective qu’émerge la création d’un club dédié à l’économie de la fonctionnalité.

Pourquoi un club EFC aujourd’hui ?
Le rapport ADEME souligne que le changement d’échelle nécessite :
- Une diffusion élargie
- Une montée en compétences collective
- Une professionnalisation des accompagnateurs
- Un dialogue renforcé entre acteurs
Or, l’EFC ne se déploie pas seule. Elle se construit dans la coopération.
Un club permet de :
- Réunir dirigeants, collectivités, experts et partenaires
- Partager des retours d’expérience concrets
- Structurer une communauté apprenante
- Accélérer les expérimentations
- Mutualiser les outils
À l’international, des clubs similaires existent déjà, comme le “Clube EFC Rio” au Brésil ou EFC Québec. La France dispose d’un écosystème riche (IE-EFC, structures régionales, CJD, CCI…) , mais le besoin d’un espace structurant supplémentaire se fait sentir.
Le rôle de Future Agency : accélérateur de déclics et de coopération
Créer un club ne suffit pas. Il faut le concevoir comme une expérience transformatrice.
C’est là qu’intervient Future Agency.
Spécialiste des expériences apprenantes, des dynamiques collectives et des Learning Expeditions, Future Agency accompagne l’ADEME pour :
- Structurer la promesse du club
- Concevoir un parcours d’engagement progressif
- Activer l’intelligence collective
- Mettre en récit les transformations
- Créer des moments de déclic
L’enjeu n’est pas d’ajouter un réseau de plus. L’enjeu est de créer un espace d’accélération stratégique.
Un club pour quoi faire concrètement ?
Le club vise plusieurs objectifs :
1. Acculturer les décideurs
Beaucoup d’organisations connaissent le terme “économie circulaire” mais peu maîtrisent l’EFC.
Le club permettra :
- D’explorer le référentiel EFC
- De comprendre la roue du modèle économique
- D’identifier les leviers de transformation
2. Partager des retours d’expérience
Le panorama ADEME montre que 27 % des dossiers accompagnés présentent une réelle transformation du modèle économique. Ces cas doivent être rendus visibles.
Le club servira de plateforme de capitalisation.
3. Favoriser la coopération territoriale
L’EFC repose sur des dynamiques multi-acteurs. Le programme COOP’TER de l’ADEME illustre cette ambition territoriale. Le club pourra devenir un catalyseur de projets coopératifs.
4. Accélérer le passage à l’action
Grâce à l’expertise en design d’expériences de Future Agency :
- Workshops stratégiques
- Immersions inspirantes
- Ateliers de transformation
- Connexions inter-secteurs
Le club sera conçu comme un parcours, pas comme une suite de conférences.

Une transformation qui dépasse l’entreprise
L’EFC n’est pas qu’un modèle économique alternatif. C’est un projet de société.
Elle interroge :
- Notre rapport à la propriété
- Notre rapport au travail
- Notre rapport à la performance
- Notre rapport au territoire
Elle permet de réconcilier enfin, économie, écologie et social. Comme le souligne l’ADEME, les intérêts économiques, sociaux et environnementaux ne convergent pas naturellement dans le modèle actuel. L’EFC propose une autre trajectoire.
Pourquoi c’est stratégique aujourd’hui
Plusieurs dynamiques rendent l’EFC particulièrement pertinente :
- Pression réglementaire accrue (CSRD, reporting extra-financier)
- Raréfaction des ressources
- Exigences croissantes des consommateurs
- Recherche de modèles plus résilients
Les grandes entreprises commencent à s’y engager (Bouygues, Carrefour, Engie, BASF…). Mais le potentiel est immense pour les TPE-PME, qui représentent 84 % des organisations accompagnées.
Conclusion : un mouvement à structurer
L’économie de la fonctionnalité n’est plus une expérimentation marginale. Les chiffres du Panorama 2019-2023 montrent une accélération réelle :
- Plus d’opérations
- Plus de bénéficiaires
- Plus de financements
- Plus de maturité
Mais pour changer d’échelle, le mouvement doit s’organiser. Le club porté avec l’ADEME et accompagné par Future Agency vise précisément cet objectif :
- Fédérer
- Accélérer
- Expérimenter
- Coopérer
- Transformer
L’économie de la fonctionnalité n’est pas une mode. C’est un levier stratégique pour redéfinir la création de valeur à l’ère de la transition écologique. Et si le vrai progrès n’était plus de vendre plus, mais de servir mieux ?
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FAQ – Le futur de la formation (SEO)
Qu’est-ce que la formation adaptative ?
La formation adaptative utilise l’IA pour personnaliser les parcours en fonction du profil, des besoins et du rythme de chaque apprenant.
Quel est l’impact de l’IA sur le futur de la formation ?
L’IA permet de créer des agents d’apprentissage autonomes, d’anticiper les besoins de formation et de proposer des expériences sur mesure.
Qu’est-ce que la bio-intelligence appliquée à l’apprentissage ?
Il s’agit d’utiliser des systèmes vivants (xénobots, organoïdes) pour développer de nouvelles formes de cognition et de pédagogie sensibles.
Comment développer le leadership adaptatif dans son entreprise ?
En formant les leaders à naviguer dans l’incertitude, à cultiver l’exploration, et à devenir des orchestrateurs de sens et d’écosystèmes vivants.
Comment Future Agency accompagne les entreprises dans ces transitions ?
Grâce à des Learning Expeditions, des conférences inspirantes et des ateliers immersifs, Future Agency aide les organisations à anticiper et à expérimenter le futur de la formation.
Le futur de la formation ne se résume pas à l’intégration d’outils digitaux. Il s’agit d’un véritable changement de paradigme :
- passer de l’utilisateur au manager d’agents,
- intégrer des intelligences bio-hybrides,
- cultiver l’adaptabilité et le leadership sensible,
- inventer une écologie cognitive vivante.
Dans ce futur, la compétence ultime ne sera plus de maîtriser un savoir figé, mais de savoir s’ajuster en permanence. Et c’est dans cette quête que Future Agency se positionne comme partenaire des organisations qui veulent apprendre à apprendre autrement.
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